Imaginez les cours de potion dans Harry Potter. Vous l’avez ? Parfait. Maintenant remplacez tous les personnages super charismatiques par de vieux alchimistes dégueux. Mmmmh. Bienvenue dans l’univers merveilleux d’un jeu pourtant incroyable, Les Charlatans de Belcastel.

On incarne des alchimistes à moitié incompétents qui vont tenter de préparer des potions au cours de plusieurs manches. L’objectif affiché : se faire un max de flouze et gagner en réputation afin d’écraser nos concurrents alchimistes, monter un cartel de potions et contrôler le monde. Lors de la préparation de nos potions nous allons tirer de notre sac des ingrédients à placer dans notre chaudron. La plupart de ces ingrédients ont des propriétés très utiles (gains de points, d’argent, plus de contrôle sur la pioche…) mais d’autres sont quelque peu instables et même carrément explosifs à forte dose. Inutile de préciser qu’un chaudron explosif c’est pas terrible pour les affaires ! Toujours est-il que nous allons tenter de placer un maximum d’ingrédients dans notre chaudron avant qu’il n’explose, tirant les jetons un par un, et nous arrêtant si possible avant qu’il ne soit trop tard. Aaaaah mais la gourmandise est telle dans Les Charlatans, le plaisir si grand de plonger notre main dans ce sac d’ingrédients, qu’il est bien difficile de résister. Cette mécanique de prise de risque est centrale et surtout tellement fun qu’on aurait toujours envie de pousser le chaudron plus loin. 

Potion aux choses sérieuses

Bref, une fois qu’on aura tous explosé ou sagement arrêté, il sera temps d’être récompensé de notre « dur labeur » en points de victoire et argent. Argent que l’on va s’empresser de dépenser pour acquérir de tous nouveaux ingrédients à ajouter à notre sac. Ce dernier va donc grossir, grossir pendant la partie ; chaque joueur composant son propre unique set d’ingrédients à la manière d’un bag-building. C’est la seconde mécanique importante du jeu, et non des moindre puisque c’est autour de celle-ci que stratégie, combos et moteur de jeu vont se jouer. 

La Warsch, que c’est bien !

Comme annoncé plus haut, les ingrédients possèdent de nombreux pouvoirs et vont bien nous aider pendant la partie. Là où le jeu devient complètement dingo, c’est justement dans la variété de ces types ingrédients. Au nombre d’une dizaine, ceux-ci existent en 4 versions chacun dans le jeu, avec à chaque fois des propriétés différentes. On n’en utilise qu’une version par partie et donc vous ne jouerez jamais deux fois au même jeu. Si en plus vous êtes l’heureux possesseur de l’extension qui allonge la liste à 6, vous pouvez définitivement revendre tous vos autres jeux, vous n’aurez pas assez d’une vie pour tout essayer !!!! 

Les Charlatans de Belcastel c’est tout simplement le meilleur jeu de prise de risque du monde, le meilleur bag-building de l’histoire et le meilleur « jeu de société avec des chaudrons en cartons à l’intérieur » de l’univers. J’en fais trop ? M’en fiche, c’est mon jeu préféré !

Oui il y a un bonne grosse dose de hasard, oui la boite est absolument immonde, oui l’interaction entre les joueurs est anecdotique et oui vous allez râler de certains tirage désastreux. Mais que c’est bien, que c’est fun !

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D’autres jeux de Wolfgang Warsch, auteur de l’ovni The Mind mais dans un genre plus proche à celui-ci, Les Tavernes de la Vallée Profonde, un chouette jeu de deck building et draft de dés.

Le jeu Clank, du deck building d’exploration de donjon très fun également.

Le film Harry Potter 3 (car c’est le seul de bien) et tous les livres, parce qu’on y prépare aussi des potions et qu’en plus les héros ne sont pas de vieux alchimistes dégueux...